DAR MANI
Le projet « DAR MANI », issu du cycle Ce que les montagnes retiennent, est une installation immersive explorant les frontières entre l'écriture littéraire et sonore.
• De l'intime à la fréquence universelle : L’œuvre puise sa source dans un « écho intime », celui des récits murmurés par la grand-mère de l’artiste. Ces paroles ne sont pas des reliques, mais une « matière première active » qui sculpte le présent.
• Expansion collective : Le projet s'élargit vers une « constellation de voix féminines » issues de l'oralité kabyle, transformant l'onde individuelle en un « souffle collectif ».
• La voix comme matière plastique : Le tamazight est traité dans sa dimension organique (souffle, rythme, texture), devenant un élément de construction spatiale plutôt qu’une simple langue de communication.
Ce que les montagnes retiennent.
DIRECTION ARTISTIQUE ET SCÉNOGRAPHIE : LA MAISON RECONSTRUITE
La direction artistique de Mehdi Hachid s’attache à unir les médiums pour créer une expérience captivant l'imagination et suscitant une réflexion personnelle.
• Reconstitution architecturale : L’exposition est une reconstitution de la maison de la grand-mère de l'artiste.
• Inspiration esthétique : Le style s'inspire du travail de Michaëlle Sergile, utilisant des structures en bois (murs auto-portants et mobilier) pour symboliser la nature précaire et changeante de la reconstruction des souvenirs après l'exil.
• Géographie sensible : L'espace est plongé dans une semi-obscurité où le son bâtit une architecture invisible.
DAR
MANI
Une exploration des frontières entre l'écriture littéraire et sonore, puisant sa source dans l'oralité kabyle et la mémoire des voix féminines.
De l'intime à la fréquence universelle
L'œuvre puise sa source dans un écho intime — les récits murmurés par
la grand-mère de l'artiste. Ces paroles ne sont pas des reliques, mais
une matière première active qui sculpte le présent.
Le projet s'élargit vers une constellation de voix féminines issues de
l'oralité kabyle, transformant l'onde individuelle en un souffle collectif.
La Voix comme Matière Plastique
Le tamazight est traité dans sa dimension organique : souffle, rythme,
texture. Il devient un élément de construction spatiale plutôt qu'une
simple langue de communication.
Le son ne s'écoute pas seulement — il est ressenti physiquement dans
sa dimension vibratoire.
La Maison Reconstruite
L'exposition est une reconstitution de la maison de la grand-mère de
l'artiste. Des structures en bois — murs auto-portants et mobilier —
symbolisent la nature précaire et changeante de la reconstruction
des souvenirs après l'exil.
L'espace est plongé dans une semi-obscurité où le son bâtit une
architecture invisible.
Le Corps comme Caisse de Résonance
Grâce au montage non linéaire, le visiteur compose sa propre partition
par son simple déplacement. Son mouvement détermine la manière dont les
voix circulent, se superposent ou ricochent.
Le silence — dynamique du vide — offre un espace de dépôt nécessaire
pour l'imaginaire.
Ingénierie Spatiale
Système de diffusion multi-canal et circulaire créant une épaisseur
acoustique entre murmures de proximité et échos lointains.
Capteurs de présence et de contact intégrés aux objets, réagissant
en temps réel. Éclairage synchronisé aux déclenchements sonores.
Dispositif modulaire et itinérant.
Ancrage physique isolé par un point lumineux précis. Déclenche des séquences sonores et fait éprouver la densité d'une parole traversant le temps.
Conducteur sensoriel activant les flux audio. Repère tangible dans le vide de l'installation, porteur d'une gestuelle mémorielle.
Surface de réception vibratoire. Invite le corps à une posture d'écoute active, transformant la position du visiteur en acte de composition.
